Entries Tagged as 'Paris'

La ‘translatio studii’ dans les sciences médiévales

CONFERENCE: Byzance, Bagdad, Tolède, Paris. La translatio studii dans les sciences médiévales, Fondation Boghossian, Villa Empain, Avenue Franklin Roosevelt 67, Bruxelles, 6 – 8 mai 2015.

Organisé conjointement par l’ARC Speculum Arabicum (UCL) et la Fondation Boghossian, ce colloque réunit des experts dans les domaines arabo-musulman, byzantin, latin, hébraïque et roman, avec pour objectif de croiser leurs regards sur diverses thématiques en rapport avec la transmission des savoirs au Moyen Âge. Il s’adresse à une audience élargie et comprend quatre conférences et deux tables rondes, consacrées l’une à la transmission des savoirs et aux freins qui l’ont affectée, l’autre à la transmission des textes, aux bibliothèques et aux patronages.

Programme

Mercredi 6 mai 2015, 19h00
Soirée inaugurale
* Accueil par Diane Hennebert, directrice de la Fondation Boghossian
* Allocution de Vincent Blondel, Recteur de l’UCL
* Présentation du projet ARC « Speculum Arabicum », par Godefroid de Callataÿ, porteparole du projet.

Jeudi 7 mai 2015, 17h
* Daniel König (Universität Heidelberg), Radiation – transmission – réception. L’Europe latino-chrétienne dans les sources arabomusulmanes médiévales (VIIe-XVe siècles) 
* Charles Burnett (Warburg Institute, London), Practical alchemy. Two Latin translations of Pseudo-Rāzī’s On alums and salts.

TABLE RONDE Sélection et Transmission (modérateur B. Van den Abeele), avec la participation de :
* Michel Cacouros (EPHE, Paris), Constantinople entre Alexandrie, Bagdad et Tolède : continuités et ruptures dans la tradition et l’exégèse du Corpus aristotelicum en grec et sa transmission aux mondes arabe et latin 
* Ahmed Djebbar (Université de Lille), La circulation des savoirs mathématiques entre l’Orient et l’Occident aux IXe-XVe siècles: informations complémentaires et interrogations 
* Maribel Fierro (CCHS-CSIC, Madrid), Global and local: the transmission of Arabic texts in al-Andalus 
* Alessandro Vitale Brovarone (Università di Torino), Lieux de rencontre. Langues et civilisations dans les manuscrits ‘ scientifiques ’.

Vendredi 8 mai 2015, 17h
* Baudouin Van den Abeele (Université catholique de Louvain), Une spécificité occidentale : manuscrits encyclopédiques enluminés 
* Gabriele Ferrario (Genizah Research Unit, Cambridge University), The alchemical corpus preserved in the Genizah Collections at Cambridge University Library.

TABLE RONDE Livres, bibliothèques et patronages (modérateur Mattia Cavagna), avec la participation de :
* Bernard Coulie (Université catholique de Louvain), Patronage royal, monastères et bibliothèques. Un exemple à la frontière entre Orient et Occident: le Royaume arménien de Cilicie 
* Miquel Forcada (Universitat de Barcelona), The patronage of the sciences in 11th century Toledo 
* Paolo Odorico (EHESS, Paris), Inexistantes, insaisissables ou rares ? Les bibliothèques à Byzance avant la catastrophe de 1204 
* Agostino Paravicini Bagliani (Université de Lausanne), Les bibliothèques des cardinaux et des papes aux XIIIe et XIVe siècles et la circulation du savoir à la cour pontificale.

En savoir plus

Symposium: Human / Animal (IMS, Paris)

CONFERENCE: Human / Animal, 9th Annual Symposium of the International Medieval Society (IMS-Paris), Centre Malher, 9 rue Malher, 75004 Paris, 28-30 June 2012. In conjunction with the Laboratoire de Médiévistique  Occidentale de Paris (LAMOP) de l’Université Paris I—Panthéon-Sorbonne.

Animals – both real and fantastical – were frequently central to medieval culture, thought and artistic production. This symposium addresses a particular aspect of this centrality: the relationship between humans and animals and the way this was imagined, defined and re-defined across the historical and cultural spectrum of the Middle Ages. The distinction between human and animal that modern culture often takes for granted is far from clear-cut in medieval contexts and was subject to historical and cultural change. Historians have suggested that the concept of the animal and the extent to which it represented a form of life distinguishable from that of human beings underwent considerable alteration in the twelfth century.

This may be seen in shifts in the terms used to describe animals; developments in the ways animals were represented in literature and art; and the evolution of key texts such as the Physiologus and its variants, the bestiaries. Within this context, the boundaries between humans and animals – which might be established through elements as diverse as the possession of language, a capacity for laughter, or legal responsibility – were subject to change and negotiation. The conference aims to interrogate the questions that the fluctuating relationship between human and animal in the Middle Ages raises from an historically inclusive, cross-disciplinary perspective by focusing on a number of key questions:

Keynote speakers:
* Christian Heck (Institut Universitaire de France & Université de Lille 3), L’homme et l’animal dans l’iconographie médiévale: hiérarchies et trangressions
* Susan Crane (Columbia University): Bisclavret meets Derrida: What can Medieval animal poetry tell contemporary animal theory?
* Peggy McCracken (University of Michigan): The wild man speaks.

Learn more or Read the abstracts

La modernité du livre médiéval

CONFERENCE: La modernité du livre médiéval, Bibliothèque nationale de France, Petit auditorium (Quai François-Mauriac – Paris 13e), 29 mars 2012 (9h30-18h00).

Les ateliers du livre proposent, sous forme de journées d’études, un rendez-vous régulier sur l’histoire du livre et son univers contemporain.

Nouveaux outils, nouvelles approches et perspectives renouvelées: ainsi peut-on caractériser les recherches actuelles sur le livre au Moyen Âge. En ouvrant la voie à des formes d’étude et de collaboration originales, les technologies modernes ont rendu le livre médiéval proche de nous et accessible à tous. Fac-similés et éditions électroniques, bases de données paléographiques, innombrables comparaisons de texte, de mises en page, d’iconographie, tels sont les outils prometteurs qui permettent aujourd’hui de comprendre l’écriture de Christine de Pizan, la mise en contexte des fabliaux ou la réception européenne de la Légende dorée.

Les problématiques privilégiées par la recherche des dix dernières années ouvrent des champs nouveaux. Elles interrogent la production des manuscrits hors de Paris, particulièrement dans le Sud de la France, à Toulouse et Avignon. Elles examinent sous un angle différent les œuvres littéraires, en considérant les cycles iconographiques qui, en les commentant, les réécrivent. Elles reprennent la question de la « mise en livre » du manuscrit. Ensemble, elles disent la vitalité des études sur le livre médiéval.

Programme

9h30 Isabelle le Masne de Chermont (direction des Collections, directrice du département des Manuscrits), Ouverture

Apport des nouvelles technologies
Présidence de séance : Thierry Claerr, Service du livre et de la lecture, DGMIC, Ministère de la Culture et de la Communication
* James Laidlaw (professeur émérite à l’Université d’Edimbourg), Informatiser Christine de Pizan, le manuscrit de la reine Isabeau de Bavière (Londres, British Library, Harley 4431)
* Catherine Massip (directeur d’études émérite, EPHE et Marie-Noël Colette, directeur d’études émérite, EPHE), Le projet MANNO (manuscrits notés en neumes en Occident) : bilan et perspectives
* Géraldine Vesseyre (IRHT-CNRS, maître de conférences à l’Université Paris IV-Sorbonne), OPVS (“Œuvres Pieuses Vernaculaires à Succès”, programme de recherche européen), Décrypter la diffusion européenne de quelques best-sellers religieux en langues vernaculaires (XIVe-XVe siècles)
* Richard Trachsler (professeur de littérature médiévale à l’Université de Zürich), Programme international «Les manuscrits de fabliaux : des livres obscènes ? »

Etat de la recherche : perspectives actuelles
Présidence de séance : Jacques Berlioz, directeur de recherche au CNRS (Centre de recherches historiques, EHESS-CNRS)
* Maria Alessandra Bilotta (chercheur, Université de Lille III – Universidade Nova de Lisboa), Le livre médiéval dans le Midi de la France et la culture méditerranéenne
* Maud Pérez-Simon (maître de conférences à l’Université Paris III-Sorbonne-Nouvelle), Le Moyen Âge ou l’image interactive, nouvelles perspectives de recherche sur le lien texte-image
* Frédéric Barbier (directeur de recherche au CNRS, HMC/ENS Ulm, directeur d’études à l’EPHE), La typographie en caractères mobiles : une innovation ?
* Sandra Hindman (directrice de la galerie Les Enluminures), Le marché de l’art: de l’Evangéliaire d’Henri le Lion à Picasso
* Jean-Philippe Genet (professeur, CNRS / Laboratoire de Médiévistique Occidentale de Paris, LAMOP), Les nouvelles technologies appliquées au livre médiéval : bilan et perspectives

En savoir plus

Miniatures flamandes à Paris

EXHIBITION: Miniatures flamandes, Paris, Bibliothèque nationale de France, Site François-Mitterrand, Galerie François Ier Quai François-Mauriac, 6 mars – 10 juin 2012. Coordination: Ilona Hans-Collas et Pascal Schandel.

Panorama exceptionnel de la miniature flamande, les deux expositions organisées à Paris et à Bruxelles réunissent des collections que l’histoire avait dispersées. Le visiteur est invité à découvrir des manuscrits richement enluminés, de très grand format, fleurons des bibliothèques des princes du XVe siècle.

Les ouvrages exposés proviennent pour la plupart des collections des ducs de Bourgogne ou de leur entourage. L’un d’eux en particulier, Philippe le Bon, qui mit la main sur tous les Pays-Bas méridionaux, fut par ambition politique un mécène actif. Il commanda nombre de manuscrits, confiés aux meilleurs enlumineurs, recrutés dans tous ses territoires. Il fut imité ou encouragé dans sa passion bibliophile par ses courtisans, et Charles le Téméraire suivit son exemple.

Ce mécénat génère des oeuvres littéraires et des traductions nouvelles. Ostentatoires dans leur matérialité même, les ouvrages enluminés recèlent aussi une iconographie inédite et souvent profane, qui offre aux artistes l’occasion d’innover. Certains nous sont connus tels Roger van der Weyden, Simon Marmion ; d’autres restent anonymes, mais témoignent de fortes personnalités artistiques.

Grâce à la richesse des fonds respectifs de la Bibliothèque royale de Belgique et de la Bibliothèque nationale de France, des ouvrages différents seront présentés dans les deux capitales. Gageons que les manuscrits ne seront pas seuls à voyager et que leur chassé-croisé inspirera les visiteurs.

Renseignements et réservation au 01 53 79 49 49.

En savoir plus

L’image-document face au numerique

CONFERENCE: L’image-document face au numérique : mise en crise ou mise en lumière ? Journée d’étude, Paris, Institut national d’histoire de l’art (INHA), 5 March 2012. Organisation : Julie Ramos et Élisabeth Doulkaridou.

L’histoire de l’art, quelque forme que prenne son développement, est intrinsèquement liée au regard que l’amateur, le collectionneur et le chercheur portent sur l’objet, puis sur l’image de celui-ci. De la gravure à l’image numérique, en passant par la photographie, l’image-document dépasse souvent la simple copie et devient le témoin d’une méthode.
•    Que devient ce regard avec l’avènement du numérique ?
•    Dans quelle mesure l’image numérique remet-elle en question l’image-document de l’historien de l’art ?
•    Quelles sont les nouveaux instruments pour la recherche et quel est leur impact dans les pratiques du chercheur ?
•    Quelles sont les implications théoriques et méthodologiques de cette transformation ?

Cette demi-journée d’étude réunira historiens de l’art, archéologues et spécialistes du domaine des Digital Humanities, afin de mettre en parallèle les usages de l’image comme document de recherche et la manière dont les pratiques se transforment aujourd’hui avec le numérique. Est-ce que l’histoire de la discipline peut contribuer à une meilleure appréciation des méthodes actuelles ?

PROGRAMME

9h00: Ouverture par Philippe Sénéchal, directeur du département des études et de la recherche de l’INHA
* Introduction par Martine Denoyelle (INHA) et Élisabeth Doulkaridou (INHA)
* Melissa Terras (University College London), Visions and Sermons : The Digital Transformation of the Humanities
* Pascal Griener (Université de Neuchâtel), L’avènement du fac-similé, une révolution dans l’instrumentarium scientifique des Lumières
* Corinne Welger-Barboza (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), L’histoire de l’art et sa technologie : concordance des temps
* Dirk Wintergrün (Max Planck Institute for the History of  Science, Berlin), From Textgrid and ECHO to the electronic scrapbook – new ways of collaborative publications in the humanities
* Martin Warnke (ICAM, Leuphana Universität Lüneburg), On the Structural Richness of Art Historical Discourse

12h45: Les enjeux d’une histoire de l’art visuelle, Table ronde avec les intervenants et Mercedes Volait (USR 3103 InVisu, CNRS/INHA), animée par Élisabeth Doulkaridou

13h30: Débat avec la salle.

Source: H-ArtHist

Enluminures en terre d’Islam

EXPOSITION: Enluminures en terre d’Islam entre abstraction et figuration, Paris, Bibliothèque nationale de France (Galerie Mansart), 7 juillet – 25 septembre 2011.

La figuration est-elle totalement exclue de l’art islamique comme on le pense très souvent ? Fourmillantes de personnages et de vie, les nombreuses miniatures qui ornent certains livres, semblent pourtant prouver le contraire.

L’exposition propose de découvrir à travers de prestigieux manuscrits arabes, persans et turcs conservés à la BnF, comment dès le début de l’Islam, s’est constitué, hors de la figuration, un art original basé sur la géométrie, l’arabesque et la calligraphie. Magnifiant la parole de Dieu, cet art qui apparaît dès les premiers corans, s’étend vite à d’autres domaines.

La miniature est néanmoins présente : côtoyant l’enluminure abstraite, elle s’épanouit dans de nombreux textes profanes, scientifiques ou littéraires. A travers les images et les textes d’autres oeuvres aussi variées que Kalila et Dimna, contes d’origine indienne, le Shah-nameh, la grande épopée nationale iranienne, le Traité des étoiles fixes d’al-Sûfî, les grandes chroniques historiques persanes et ottomanes et bien d’autres encore, l’exposition déroulera les multiples facettes d’une figuration qui a pris des formes variées selon les époques et les lieux.

Car c’est bien dans son rapport à l’image que le monde musulman, dont l’unité s’est construite autour d’une religion, déploie sa multiplicité, traversé d’Est en Ouest par des influences culturelles diverses qui se traduiront dans une iconographie parfois différente dans les mondes arabe, persan et turc.

Le site Richelieu étant fermé du lundi 5 au dimanche 18 septembre 2011 inclus, l’exposition sera également fermée durant ces dates.

En savoir plus

Se vêtir au Moyen Âge et à la Renaissance

EXHIBITION: Dressing Up and Dressing Down in the Middle Ages and Renaissance: Costume in Art.  Se vêtir au Moyen Âge et à la Renaissance, Les Enluminures, Le Louvre des Antiquaires, (2 Place du Palais-Royal, 75001 Paris, tel +331-42601558), 5 May – 25 August 2011. Contact: info@lesenluminures.com

This summer spotlights the theme of Fashion worldwide. As part of its series of 20th year anniversary celebrations, the gallery Les Enluminures plans an exhibition on fashion in its Paris space in the Louvre des Antiquaires. Approximately 35 works of art are featured in Dressing Up and Dressing Down in the Middle Ages and Renaissance: Costume in Art, from May 5 to August 25.

The exhibition will include manuscripts, single leaves and cuttings and sculpture. Dressing Up and Dressing Down is coordinated with two museum exhibitions that take place at the same time. One is at the Morgan Library and Museum in New York and is titled Illuminating Fashion. It also opens in May and continues through the summer months and is accompanied by a long-awaited publication by Roger Wieck and Ann van Buren. At the Getty Museum, Fashion in the Middle Ages, is displayed simultaneously from May 31 to August 21. It is accompanied by a Getty Publication by Margaret Scott.

The exhibition is organized around three themes. The first takes the title of the exhibition and shows how in many diverse ways people in the Middle Ages dressed their parts. It was so important to dress according to one’s station in life and occupation that the fifteenth-century proto-feminist writer, Christine de Pizan, complained that she often saw her contemporaries dressing above their social class. Thus, the nobility favored lavish houppelands (gowns) and surcotes (overcoats or tunics), often fur-lined, usually with miniver (white fur used in ceremonial garments) or squirrel. The peasants wore simpler garments.”

The second theme is “Wearing Color”. Color was frequently a code: blue for royalty, green for hope and youth, red and green together signified bold youth, and so forth. Stripes were to be strictly avoided: only prisoners, executioners, those people on the margins of society wore stripes. The middle class often wore more sober colors: witness the neutral-colored garment worn by the head of the tailor’s guild in Bologna, along with the scissors (symbol of the guild) in the margin.

The third theme, “Accessorizing Costume”, throws a spotlight on rings and some pendants. At least in Italy sumptuary laws regulated the wearing of gold jewelry, but plenty of silver and even bronze jewelry was available for the lower estates. Merchants wore their rings on the index finger for ease of sealing with them. The numerous paintings of the period in which wealthy sitters wear as many as 8 to 10 rings on a single hand show just how popular this bejeweled accessory had become.

This exhibition, which is the second in a series of four to celebrate our 20th year anniversary, will give to our audience of gallery-goers—composed mostly of European and Americans—a chance to see many works in which fashion figures. Paris is, after all, ‘the fashion capital of the world!’ Those who can’t come to Paris will visit the exhibition virtually—such is the beauty of the Internet.

Download the Catalogue

Suggestioni grafiche nella pittura veneta

Séminaire: GIOVANNI VILLA (Université de Bergame), « A fare negro suoxo el biancho » : suggestioni grafiche nella pittura veneta da Mantegna a Bellini e Cima da Conegliano, Paris, Institut National d’Histoire de l’Art (2, rue Vivienne; Accès Salle Vasari, 6, rue des Petits-Champs, Métro : Bourse/Palais-Royal), Vendredi 8 avril 2011 à 18h. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Après une brève introduction sur les techniques et les analyses non invasives pour l’étude des oeuvres d’art (ultraviolets, réflectographie infrarouge, spectrophotométrie, fluorescence X caractéristique et rayons X), Giovanni C. F. Villa présentera la méthode qu’il suit généralement et qui cherche à prendre en compte l’ensemble de l’oeuvre d’un artiste. Il montrera en particulier les résultats des analyses menées sur le catalogue de quelques protagonistes de la Renaissance vénitienne : Andrea Mantegna, Giovanni Bellini, et Cima da Conegliano, des artistes sur lesquels des campagnes d’analyses approfondies ont apporté des résultats très différents, et, dans au moins un cas, sensationnels, démontrant clairement les avantages, mais aussi les défauts et les limites, d’une approche technico-scientifique à l’oeuvre d’art.

Giovanni Carlo Federico Villa (Turin, 17 novembre 1971) enseigne l’histoire de l’art moderne à l’Université de Bergame. Étudiant la peinture vénitienne de la Renaissance et la muséologie, il est spécialiste des techniques non invasives appliquées aux biens culturels et, depuis 1998, il a créé des archives publiques de réflectographies consacrées principalement à la peinture italienne du XVe et du XVIe siècle, qui concernent actuellement plus de 3500 peintures. Depuis 2002-2003, il enseigne l’histoire et les techniques des analyses à infrarouges à l’Université catholique du Sacro Cuore (Milan). Il a été coordinateur scientifique de l’exposition Antonello da Messina (2006) et commissaire de Giovanni Bellini l’exposition (2008-2009) aux Scuderie del Quirinale à Rome et de la nouvelle exposition monographique, au même endroit, sur Lorenzo Lotto (2011). Parmi ses publications récentes : Una sonora clausura. La Galleria d’arte moderna di Torino, cronaca di un’instituzione, Milan, 2003 ; Analisi non invasive per le opere d’arte. Casi esemplari e repertorio iconografico, Milan, 2005 ; Indagando Mantegna, Mantoue, 2006 ; Dalla conservazione alla storia dell’arte. Riflettografia e analisi non invasive per lo studio dei dipinti, Pise, 2006 ; Coordination et direction éditoriale des trois volumes du catalogue scientifique et des deux guides de la Pinacoteca civica du palais Chiericati de Vicence (2001-2005).

Le séminaire commun de l’INHA propose pour sa sixième année un cycle de conférences ouvert à tous. Fenêtre ouverte sur les pratiques de l’histoire de l’art dans le monde, le séminaire commun de l’année 2010-2011 est de nouveau conçu pour susciter des rencontres et mettre en avant la diversité méthodologique de la discipline. Ce groupe de chercheurs a été fondé en 2006 dans l’ambition de réunir régulièrement plusieurs collègues de Paris et de province. La diversité de ses membres témoigne de l’ouverture du séminaire à toutes les périodes de l’histoire de l’art occidental et à différentes approches contemporaines de l’oeuvre d’art. Les membres du séminaire invitent tour à tour un collègue étranger à donner une conférence à partir de travaux en cours ou d’une publication récente ; l’ensemble du groupe s’engage à accueillir ces chercheurs et à nourrir le débat qu’ils suscitent. C’est aussi l’occasion de faire profiter un large public (professeurs, étudiants, auditeurs libres…) des travaux de personnalités internationales, marquantes mais rarement invitées en France.

Contact: seminairecommun@inha.fr

Laughter in Renaissance Paintings

CALL FOR PAPERS: Laughter in Renaissance Paintings, International symposium, Paris, Deutsches Forum für Kunstgeschichte, Université de Paris I, HICSA, Centre d’Histoire de l’Art de la Renaissance (C.H.A.R.), 8-10 March 2012.

Laughter during the Renaissance period has been the subject of many in-depth studies in literature and cultural history, whereas in art history only some specific aspects have received consideration. This situation is due notably to the absence, during this period, of one of the must common forms of mockery: caricature, which only appeared at the end of the 16th century in the work of the Carracci. Another reason may be the fact that genres were not yet defined and classified in the hierarchy which subsequently, during the 17th century, justified the representations of less ‘noble’ subjects but relegated them to a lesser artistic category.

Laughter escapes all sorts of uniform classification, as Daniel Ménager remarks in his book La Renaissance et le rire, and during the Renaissance one used to laugh with pictures in many different ways. The comical language of images, with its witticisms, inversions, and parodic inventions, is comparable to the language of comic theatre, burlesque literature, carnival culture and farces, but it also has its own distinctive structures and a specific vocabulary for pictorial syntax. Therefore it will be interesting to examine the many ways in which figurative language produces laughter, whether it be ‘vulgar laughter’ or ‘erudite laughter’ or contaminations of the two.

The symposium intends to analyse the different expressions of laughter in the visual arts as well as the response to images that were expected to produce laughter and their use in 15th and 16th century Europe. It is particularly open to new outlooks and to approaches that will encourage a debate between the visual arts and literature.

Text: 2.000 characters at most; curriculum vitae: 1 page at most. Contacts: Diane Bodart and Francesca Alberti. Deadline: 1 March 2011.

More information

France 1500: Exhibition 1

Exposition: France 1500, entre Moyen Âge et Renaissance, Paris, Galeries nationales, Grand Palais, Paris, 6 octobre 2010 – 10 janvier 2011.

L’exposition explore un moment de rencontres artistiques et d’effervescence créatrice sans précédent en France, et pourtant encore souvent méconnu. Il s’agit de la première manifestation d’envergure consacrée à la période charnière constituée par les règnes de Charles VIII (1483-1498) et de Louis XII (1498-1515), dominée par la personnalité d’Anne de Bretagne, épouse successivement de ces deux rois. Époque de reprise économique, de croissance démographique, d’ambitions territoriales avec les fameuses guerres d’Italie, et d’un développement culturel placé sous le signe de l’humanisme, ce fut surtout un temps d’épanouissement comme de contrastes sur le plan artistique. Néanmoins ces mouvements restent souvent ignorés, à tel point que la plupart des ouvrages consacrés à l’art européen de la période ne mentionnent pas ou peu la France.

A travers plus de 200 œuvres magistrales et grâce à des études récentes, l’exposition permet donc de brosser un tableau plus juste de ce moment où la France se trouve à la croisée de nombreux chemins, tout en interrogeant les notions de tradition et de mouvement, de continuité et de rupture. Les œuvres des plus grands peintres de la période font l’objet de quelques regroupements exceptionnels, ainsi par exemple des tableaux du Maître de Moulins, alias Jean Hey, le peintre « français » le plus célèbre de cette époque, grâce à des prêts prestigieux de Chicago, Munich, Bruxelles, Autun ou Paris. De remarquables ensembles de sculptures et de vitraux venus de toute la France, des tapisseries prêtées par des collections publiques ou privées d’Europe et des Etats-Unis, de rares pièces d’orfèvrerie complètent ce panorama. L’art du livre, manuscrit ou imprimé occupe une place majeure dans la production artistique du temps ; il est représenté dans ce panorama par quelques-uns de ses plus grands chefs-d’œuvre, grâce notamment aux prêts généreux de la Bibliothèque nationale de France qui conserve un fonds d’une richesse unique pour cette période.

[Read more →]

Architectura picta (International Conference)

Colloque International – Architectura picta: La représentation de l’architecture dans la peinture (1300-1600), sous la direction scientifique de SABINE FROMMEL et GERHARD WOLF, INHA – Institut national d’histoire de l’art, Galerie Colbert, Salle Giorgio Vasari (2, rue Vivienne ou 6, rue des Petits Champs 75002 Paris), 14 – 16 décembre 2009. Le colloque est ouvert à tous et gratuit. Secrétariat scientifique: Flaminia des Petits Champs (Tél. +39055-2491173).

Organisée autour de problématiques interdisciplinaires qui se sont développées dans un contexte d’études européennes, cette rencontre est consacrée aux représentations de l’architecture dans la peinture et le dessin. La réflexion s’étend sur un ample spectre qui va de la dimension métaphorique des monuments, ruines et chantiers jusqu’aux manières et aux styles picturaux avec lesquels l’architecture et l’espace sont évoqués. Elle prend également en considération les processus de fragmentation, transmutation et codification ainsi que les effets plastiques et de clair-obscur.

PROGRAMME: 14 décembre (14.30), Sabine Frommel et Gerhard Wolf, Introduction aux travaux; Aude Semat-Nicoud (Université Paris IV-Sorbonne), “I am sorry, but I must go to my tomb now”. L’image de la tombe en Égypte ancienne(vers 1500-700 av.Christ); Francesco Benelli (Columbia University, New York), L’architettura dipinta di Giotto. Una questione di metodo; Manuela De Giorgi (Kunsthistorisches Institut Florenz), Architecture en mosaïque: le cas du narthex de Saint-Sauveur-in-Chora; Peter Scholz (Kunsthistorisches Institut Florenz), Creating Space and Shaping Identity. Painted architecture in Paduan Art of the Trecento; Peter Bokody (Central European University, Budapest), The Cathedral of Siena and the Presentation to the Temple of Ambrogio Lorenzetti; Philine Helas (Bibliotheca Hertziana, Rom), Gerhard Wolf (Kunsthistorisches Institut Florenz), Sur les marches du temple. Considérations sur l’Architectura Picta du XIVe au XVe siècle. 15 décembre (9.30): Allison Levy (Florence), Grave Cites; Christoph Luitpold Frommel (Bibliotheca Hertziana, Rom), Architectura Picta e architettura costruita tra Masaccio e Perugino; Anja Grebe (Universität Bamberg), Ulrich Großmann (Germanisches Nationalmuseum Nürnberg), Voies de transition : Albrecht Dürer et l’architecture de la Renaissance en Allemagne; Timo Strauch (Humboldt-Universität zu Berlin / Census), Architecture drawn and painted in the early Cinquecento : the painter-architect Antonio da Faenza; Christophe Brouard (École Pratiques des Hautes Études, Paris et Université de Bordeaux 3), Ruine inventée/ruine transposée. L’imaginaire du peintre de la Renaissance à l’épreuve des vestiges de l’Antiquité; Valentina Liberti (Università di Roma “La Sapienza”), Raffaello: un percorso nella pittura verso l’architettura; Marzia Faietti (Gabinetto Disegni e Stampe degli Uffizi, Florence), La Femme à la fenêtre de Raphaël et l’Eve de Corrège. De la “boite architecturelle” à “l’architecture de l’infini”; Sabine Frommel (École Pratique des Hautes Études, Paris), Entre invention et codification : les arrière-plans d’architecture de Giulio Romano; Golo Maurer (Universität Heidelberg), Architetto senza cantiere: Michelangelo fra la Sistina e San Lorenzo; Christiane Hille (Ludwig-Maximilians-Universität München), The Painted Palaces of James I : On the Architectural Ratio of the King’s Body Politic. 16 décembre (9.30): Maria Beltramini (Università di Roma “Tor Vergata”), Entre les Lombardo et Serlio : l’architecture peinte de Paris Bordone; Howard Burns (Scuola Normale Superiore, Pisa), Paolo Veronese e Andrea Palladio: dialogo o rivalità? Sören Fischer (Johannes Gutenberg-Universität Mainz), A Constitutive Struggle between Realities? – Observations on the Spatial Potential of Painted Architecture in Venetian Villas between 1540 and 1570; Denise Zaru (Université de Lausanne), Pour une rhétorique architecturale : des métaphores textuelles aux métaphores visuelles; Olivier Deloignon (Université de Strasbourg, Ésad et le Quai): La structure édifiante. Formes et usages des représentations architecturales dans le livre renaissant; Itay Sapir (Kunsthistorisches Institut Florenz), L’épilogue de l’Architectura Picta renaissante: les ports de Claude Lorrain; Discussion finale; Sabine Frommel et Gerhard Wolf, Conclusions et fermeture des travaux.

En savoir plus

La collection Brukenthal à Paris

Le Musée Jacquemart-André (158, boulevard Haussmann, 75008 Paris; Tél. : 01 45 62 11 59) a accueilli, du 11 septembre 2009 au 11 janvier 2010, les chefs-d’œuvre de la collection Brukenthal, l’une des plus prestigieuses d’Europe centrale qui rassemble des œuvres flamandes des plus grands maîtres du XVème siècle au XVIIème siècle : Van Eyck, Jordaens, Bruegel, Memling ou Teniers.

L’exposition: Sous le commissariat conjoint de Jan de Maere, spécialiste de la peinture flamande des XVIème et XVIIème siècles et de Nicolas Sainte Fare Garnot, conservateur du Musée Jacquemart-André, la première partie de l’exposition Bruegel, Memling, Van Eyck… La collection Brukenthal est consacrée aux maîtres de l’école flamande dont les œuvres constituent la part la plus riche et la plus prestigieuse de la collection Brukenthal. L’art flamand était très recherché en Europe, et tout particulièrement à Vienne, par les collectionneurs d’art au milieu du XVIIIème siècle. Samuel von Brukenthal a ainsi pu réunir un éventail remarquable de la peinture flamande du XVème au XVIIème siècle. L’exposition associera également à cette collection flamande les principaux chefs-d’œuvre appartenant aux autres écoles représentées dans la collection. On y remarquera en particulier des œuvres du Titien, de Lorenzo Lotto ou de Johann Georg Hinz. Parmi ces ensembles prestigieux, le visiteur est invité à suivre un parcours à la fois chronologique et thématique. Chaque salle est consacrée à un genre pictural spécifique : les portraits fascinants des primitifs flamands Hans Memling et Jan Van Eyck, les paysages saisissants de Pieter Bruegel L’Ancien et Pieter Bruegel Le Jeune, le raffinement et la richesse symbolique des natures mortes de Jan Davidsz de Heem, le puissant réalisme des scènes de genre de David Teniers, l’élégance des scènes mythologiques et la poésie mystérieuse des clairs-obscurs dans la peinture religieuse de Jacob Jordaens.

La collection: Le baron Samuel von Brukenthal fut, pendant de nombreuses années, un proche conseiller de l’Impératrice Marie-Thérèse d’Autriche. Après une longue carrière dans le domaine politique il devint, en 1777, gouverneur de sa terre natale : la Transylvanie. Très vite connu comme un collectionneur insatiable, il acquit en quelques années plus de 16 000 livres précieux, un grand nombre d’objets d’art, près de 800 gravures et 1 200 tableaux. La collection, constituée avec l’aide de marchands et de spécialistes de l’art, bénéficia également de quelques très belles œuvres offertes par l’Impératrice elle-même. Elle fut très vite considérée comme l’une des «plus belles et des plus riches collections de Vienne ». Elle est aujourd’hui connue comme l’une des plus prestigieuses d’Europe centrale.

En savoir plus