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La Réception des troubadours au Moyen Age

CONFERENCE: La Réception des troubadours au Moyen Age (oc et oïl), Château de Pau, 15-16 novembre 2012.

Dès sa formation, l’univers des troubadours s’est constitué sur le principe d’une autoreprésentation, fondée sur les lectures et les interprétations que les troubadours ont livrées des oeuvres de leurs pairs. L’oeuvre des troubadours, riche d’échos intratextuels, l’est aussi de jugements que certains poètes ont porté sur la manière ou les choix éthiques des autres (Marcabru et Guillaume IX, sirventès sur les douze troubadours…), affirmant ainsi leur singularité et préparant l’imagerie qui se fixe à partir du XIIIe siècle, fondée sur une lecture biographique des chansons. Celle-ci suscite différents personnages : poète, amant, chevalier, bourgeois, etc., autant de rôles qui prendront vite corps dans des espaces narratifs complexes : romans français (tel Joufroi de Poitiers, ou les romans à insertions), vidas et razos. Cette image se précise au fur et à mesure que la réalité même du monde troubadouresque se dégrade, et s’éloigne, tant chronologiquement que géographiquement, au-delà même du XIIIe siècle, en France, en Italie ou en Catalogne. C’est au territoire de la France d’oc et d’oïl que voudrait plus particulièrement se consacrer ce volet d’études, sans s’interdire les rapprochements pertinents avec les autres territoires de la Romania.

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L’auteur et son manuscrit

CONFERENCE: L’auteur et son manuscrit en péninsule Ibérique au Moyen Âge, Casa de Velázquez, C/ de Paul Guinard 3, 28040 Madrid, 23 – 24 avril 2012.

Programme

LUNDI 23 AVRIL
Session 1.- Le manuscrit d’auteur comme objet d’étude

1.1. Définir (10h00)
* SYLVIE LEFÈVRE (Columbia University, New-York), Manuscrit d’auteur, texte autorisé et tradition du texte
* PASCALE BOURGAIN (École nationale des Chartes, Paris), À la recherche de caractères propres aux manuscrits d’auteur médiévaux
* MARÍA DEL CARMEN ÁLVAREZ MÁRQUEZ (Universidad de Sevilla), Modus faciendi librum en la Baja Edad Media e inicios de la Moderna: los manuscritos de autor

1.2. Identifier (15h00)
* ANA SUÁREZ GONZÁLEZ (Universidade de Santiago de Compostela), Los «códices de santo Martino de León»: entre la palabra y la evidencia material
* AMÉLIE DE LAS HÉRAS (École des hautes études hispaniques et ibériques, Casa de Velázquez, Madrid), Une « mise en œuvre » à deux temps ? D’un recueil homilétique au Liber Veteris av Novi Testamenti Concordia à Saint-Isidore de Léon (fin XIIe siècle)

1.3. Éditer
* OLIVIER DELSAUX (Université catholique de Louvain), L’édition des manuscrits auctoriaux en moyen français
* MATHILDE BARON (Université de Rouen), Les problèmes posés par l’édition des brouillons autographes : le cas des Regum Aragonum res geste de Gonzalo García de Santa María

MARDI 24 AVRIL
Session 2.- La place de l’auteur : interventions auctoriales et collaboration dans la production de l’écrit

2.1. Modalités de l’intervention auctoriale (9h30)
* VINCENÇ BELTRÁN (Università di Roma), El autor y su manuscrito: creación, enmienda y reescritura
* ÁNGEL ESCOBAR (Universidad de Zaragoza), Traductores y comentaristas medievales en su autógrafo: algunos ejemplos aristotélicos
* MARIA DO ROSÁRIO BARBOSA MORUJÃO (Universidade de Coimbra), Le scriptorium de Coimbra: un essai d’étude de cas
* AMANDINE MUSSOU (Université Paris IV), Évrart de Conty et l’auto-commentaire : les gloses marginales du manuscrit de Venise des Eschés amoureux
* MARCO CURSI (Università di Roma), Modelli d’autore e tradizione manoscritta: Boccaccio e i più antichi copisti del Decameron

2.2. L’autorité royale et les textes (15h30)
* INÉS FERNÁNDEZ ORDÓÑEZ (Universidad Autónoma de Madrid), Los manuscritos regios de la Estoria de España de Alfonso X el Sabio
* FRANCISCO GIMENO BLAY (Universitat de València), Gobernar a distancia: Órdenes autógrafas de Pedro el Ceremonioso (1336-1387)

Conclusions.

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L’eveque et la mort à la fin du Moyen Age

CONFERENCE: Identité et mémoire : l’évêque, l’image et la mort, Lausanne (Suisse), Université de Lausanne, 19-21 mars 2012.

Identité et mémoire : l’évêque, l’image et la mort,  Troisième cycle romand de lettres, Lausanne (Suisse), Université de Lausanne, site de Dorigny, Bâtiment Amphimax – salle 413 (19 mars) Institut de Droit Comparé – salle 209 (20-21 mars).

PROGRAMME:

Lundi, 19 mars 2012, 9h00:
* Joan Domenge Mesquida (Barcelona), Tracce vescovili nel Duomo gotico di Maiorca: spazi, sepolture, arredi sacri
* Saraiva Anisio Miguel de Susa (Coimbra), Memoria oltre la morte I: La codificazione funebre dell’episcopato portoghese nei secoli XIII e XIV
* Carla Varela Fernandes (Coimbra), Mémoire au-delà de la mort II: Monuments tumulaires de l’épiscopat portugais aux XIIIe et XIVe siècles
Maria do Rosário Barbosa Morujão (Coimbra), Mémoire au-delà de la mort III: Les tombeaux disparus des évêques de Coimbra (XIIe-XVe siècle)
* Caroline de Barrau (Perpignan), Reposer en la cathédrale. Sépultures et tombeaux des évêques de Rodez (XIIIe-XVIe s.) : mémoire, tradition et innovation
* Jean-Pierre Caillet (Paris), Lieux et mises en scène de la sépulture épiscopale dans le royaume de France (XIIIe-XVe s.)
* Caroline Polet (Bruxelles), Ostéobiographie d’un dignitaire ecclésiastique exhumé de la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule (Bruxelles, XVe s.)
* Yann Dahhaoui (Genève/Paris), L’évêque des Innocents et le saint évêque: de la commémoration à la représentation (XIIIe-XVIe s.)

Mardi, 20 mars 2012, 9h00:
* Walter Angelelli (Roma), L’immagine della morte. I vescovi in Abruzzo alla fine del medioevo
* Gianluca Ameri (Genova), Tombe vescovili nell’antica Savoia: problemi di stile e iconografia su alcuni ‘casi’ esemplari (1370-1440)
* Mariaclara Rossi (Verona), La morte vissuta e la morte pensata. Riflessioni ‘dei’ e ‘sui’ vescovi veneti del Quattrocento
* Denise Zaru (Lausanne), Episcopat et réforme religieuse: Le saint évêque Lorenzo Giustiniani (1381-1456)
* Clario di Fabio (Genova), Le sepolture dei vescovi a Genova fino a Jacopo da Varagine (1298): dati, problemi, monumenti
* Andrea Tilatti (Udine), Tra santità e oblio: Storie di vescovi uccisi in Italia nordorientale nel Trecento
* Jean-Vincent Jourd’heuil (Paris), Une mémoire épiscopale. La présence des armes diocésaines sur les tombeaux épiscopaux entre Loire et Meuse (XIIIe – XVe s.)
* Anna Lafran (Paris), La mort du mauvais prélat, entre réalité et représentation

Mercredi, 21 mars 2012, 9h00:
* Catherine Walden (Charlottesville), The bishop, the image, and salvation: English episcopal effigies in the twelfth and thirteenth centuries
* Glyn Davies (London), An Italian Taste Abroad? Bishop John Grandisson of Exeter, the papal curia and episcopal identity
* Michele Bacci (Fribourg), Les métamorphoses de l’image de saint Nicolas à la fin du Moyen Âge
* Nadège Bavoux (Grenoble), Une parure sacrée pour l’éternité. Le costume de l’évêque défunt en Occident (XIIIe – XVe siècle).

Renseignements : Nicolas Bock et Michele Tomasi, Université de Lausanne, Section d’histoire de l’art Anthropole, CH 1015 LAUSANNE.

Source: H-ArtHist

Écrits et images de la gastronomie médiévale

BRUNO LAURIOUX, Écrits et images de la gastronomie médiévale. Conférences Léopold Delisle, Paris 2011 (Bibliothèque nationale de France), 244 pages, 150 illustrations, € 22,00.

Lors des derniers siècles du Moyen Âge, les arts de la table font brusquement et massivement leur réapparition dans le champ de l’écrit. Du régime de santé de maître Aldebrandin de Sienne aux règlements d’Olivier de la Marche pour la cour de Bourgogne en passant par les poèmes d’Eustache Deschamps ou le Viandier de Taillevent, les témoignages ne manquent pas. Les livres de cuisine se multiplient en même temps que les manuels diététiques, traduisant un intérêt certain pour la nourriture.

Les traités de théologie accordent une attention soutenue aux diverses manifestations du péché « de gueule », tandis que les motifs et le lexique alimentaires envahissent la littérature. Ces différents types de livres – et les images qui parfois les accompagnent – révèlent une codification poussée des usages et des goûts, des pratiques culinaires comme des manières de table.

À travers leur contenu et la manière dont, très concrètement, ils étaient composés, copiés et construits, on comprend mieux ce qu’a été la gastronomie médiévale. Un monde que nous n’avons pas complètement perdu et dont le succès de la World Cuisine ou du bio peut même nous faire apprécier à nouveau les valeurs et les saveurs.

Sommaire

* Introduction (pp. 7-24)
* L’apparition des livres de cuisine et la codification des pratiques culinaires (pp. 25-42)
* Entre l’Église et la Faculté : la difficile affirmation de la “gula” (pp. 43-58)
* Le goût des mets et les mots du goût dans la littérature française de la fin du Moyen Âge (pp. 59-70)
* La nomalisation des arts de la table : l’apogée du banquet au XVe siècle (pp. 71-83)
* Bibliographie (pp. 85-94).

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‘Initiale’, le catalogue de manuscrits enluminés

Initiale est un catalogue informatisé de manuscrits enluminés du Moyen Âge, principalement de ceux qui sont conservés dans les bibliothèques publiques de France, hors Bibliothèque nationale de France. Lire la suite

Ce catalogue, en cours de constitution, est établi sous la responsabilité de la Section des manuscrits enluminés (SME, olim SSI) de l’Institut de recherche et d’histoire des textes (IRHT). Lire la suite

Initiale fournit, dans les limites de l’avancement du catalogage :
* l’état du recensement des fonds par l’IRHT ;
* des notices de manuscrits contenant une identification sommaire des textes, la datation, l’origine, la provenance, l’attribution éventuelle à un artiste, et une liste de références bibliographiques ;
* des notices d’enluminures (représentations ou ornements) ;
* des fiches bibliographiques augmentées, s’il y a lieu, de renvois aux notices de manuscrits recensés dans Initiale.

Des photographies numériques des livres décrits sont associées à une partie des notices. Ces dernières sont aussi pourvues de liens vers les bases de données de l’IRHT pour la reproduction des manuscrits (Medium, BVMM). Lire la suite

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Les enluminures du Louvre (catalogue)

Les enluminures du Louvre. Moyen Âge et Renaissance, catalogue raisonné sous la direction scientifique de François Avril, Nicole Reynaud et Dominique Cordellier, assistés de Laura Angelucci et Roberta Serra: Paris, Musée du Louvre (Aile Denon, 1er étage, salles Mollien), 7 juillet – 10 octobre 2011, Paris 2011 (Coédition Hazan – Louvre Éditions), 552 pages, 300 illustrations, € 55,00.

La première publication raisonnée du fonds des enluminures du XIe au XVIe siècles, conservé au Louvre et jusqu’à maintenant resté méconnu.

La publication du catalogue complet des enluminures du musée du Louvre, de la période du Moyen Age et de la Renaissance, devrait surprendre par sa qualité exceptionnelle. Il recouvre un collection d’un peu de plus de deux cents pièces qui compte des œuvres allant du XIe au XVIIe siècles, tirées de manuscrits à peinture des écoles germaniques, italiennes, espagnoles, flamandes et françaises, dont certaines issues de la collection Edmond de Rothschild. Pour ce qui est de la France, le XVe siècle est très riche, à travers le gothique international et les différentes mouvances régionales, avec le Maître du pavement de Narbonne, le Maître de Boucicaut, Jean Fouquet, Jean Bourdichon, Jean Colombe et le Maître du cœur d’amour épris, tous artistes représentés par quelques chefs d’œuvre. Cette publication de référence met en avant le patrimoine précieux né de la rencontre du livre et de la peinture en Occident. A son plus haut degré d’excellence, l’enluminure du Moyen Age et de la Renaissance, aussi minuscule soit-elle, appartient de plein droit au monde la grande peinture.

Sommaire

Préface
Avant-propos (p. 9)
Note sur la formation de la collection (pp. 10-19)

Pays germaniques (pp. 20-39)
Italie : XIVe siècle (pp. 40-69)
Italie : XVe siècle. Florence (pp. 70-81)
Italie : XVe et XVIe siècles. Autres centres (pp. 82-123)
France et Hainaut : XIIe et XIIIe siècles (pp. 124-137)
France : XIVe et XVe siècles (pp. 138-219)
France : XVIe siècle (pp. 220-285)
Pays-Bas du Nord et du Sud (pp. 286-335)
Espagne, Empire byzantin et Crète (pp. 336-350)

Annexes
Bibliographie générale (pp. 351-374)
Table de concordance (p. 375)
Index des manuscrits cités (pp. 376-378)
Index des noms propres (pp. 379-383).

The catalogue has been reviewed by JONATHAN ALEXANDER, in The Burlington Magazine, volume CLIV, number 1311, June 2012, pp. 422-424.

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Les enluminures du Louvre (exposition)

EXPOSITION: Enluminures du Moyen Âge et de la Renaissance, Paris, Musée du Louvre (Aile Denon, 1er étage, salles Mollien), 7 juillet – 10 octobre 2011. Commissaires : Dominique Cordellier, avec la collaboration de Laura Angelucci et Roberta Serra, Département des Arts graphiques, Musée du Louvre.

Soixante-dix enluminures italiennes, françaises, flamandes et germaniques provenant de manuscrits historiques, littéraires ou liturgiques et où dominent les chefs-d’oeuvre de Lorenzo Monaco, Jean Fouquet, Guillaume Vrelant, Simon Bening et Giulio Clovio.

Le fonds des enluminures conservé au Louvre, malgré la célébrité de ses chefs-d’oeuvre, est resté méconnu. La publication du catalogue raisonné de cet ensemble offre l’occasion d’en découvrir pour la première fois les raffinements.

Pendant plusieurs siècles, et même après le développement de l’imprimerie, les livres manuscrits sur parchemin ont été décorés de motifs ornementaux, de scènes figurées et de lettrines animées. Ces décors, souvent minutieusement peints de couleurs vives et précieuses, parfois enrichis d’or, pouvaient occuper aussi bien la page que sa marge, le coeur d’une lettre comme le folio entier, créer un cadre ou l’occuper.

Les livres peints étaient de natures très diverses : les petits bréviaires et les livres d’heures côtoyaient les grands graduels et les antiphonaires, et les textes littéraires se trouvaient parfois traités dans le même format que les ouvrages techniques ou scientifiques.

Si la Bibliothèque nationale de France a pour mission de conserver les manuscrits enluminés quand ils sont restés reliés, le Louvre, de son côté, a pour vocation de recueillir les pages magistrales qui, au fil du temps, ont été retirées des ouvrages démembrés et qui ont aujourd’hui le caractère autonome de petites peintures.

À son plus haut degré d’excellence, l’Enluminure du Moyen Âge et de la Renaissance, aussi minuscule soit-elle, appartient en effet de plein droit au monde de la grande peinture. En témoignent dans l’exposition les feuillets de Jean Fouquet, qui forment le coeur de cette anthologie de soixante-dix chefs-d’oeuvre de l’enluminure française, italienne et flamande entre le XIe et le XVIe siècle.

Publication : Les enluminures du Louvre. Moyen Âge et Renaissance, sous la direction de François Avril, Nicole Reynaud et Dominique Cordellier (Coédition Hazan – Louvre Éditions).

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Dévotion, culture et société à Toulouse

CONFERENCE – Atelier du Réseau d’études médiévales, Université de Toulouse II-Le Mirail, Framespa, CNRS-UMR 5136 – équipe 4, Religions, cultures et pouvoirs: Dévotion, culture et société à Toulouse et dans sa région à la fin du Moyen Âge, Université Toulouse II-Le Mirail (Maison de la Recherche, Salle D 29Jeudi), 16 juin 2011, 9 h -16 h.

Programme:

9h. Alison Stones, Les Dominicains et leurs manuscrits à Toulouse; Julie Casteigt, Le « nom de » Toulouse BM ms 162 ou quelques énigmes autour d’un manuscrit toulousain de la fin du XIIIe siècle; Maria Alessandra Bilotta, Livres et commandes des ordres mendiants à Toulouse au XIVe siècle entre dévotion et transferts culturels et artistiques; Discussion.

11 h. Amaïa Arizaleta, Livres hispaniques à Toulouse à la fin du Moyen Âge; Hiromi Haruna Czaplicki, L’iconographie de l’enluminure du missel d’Auger de Gogenx, abbé de Lagrasse (1279-1309); Discussion.

14 h. Caroline de Barrau, Entre Toulouse, Albi et Rodez : nouvelles données techniques et stylistiques concernant la sculpture gothique méridionale de la fin du Moyen Âge; Emeline Bouillot, Les arts du spectacle à Toulouse à la fin du Moyen Âge; Discussion.

15 h. Anaïs Dutart, Les prisons toulousaines au Moyen Âge; Agathe Roby, La prostitution à la fin du Moyen Âge; Discussion.

La séance de l’après-midi se terminera à 16 heures pour permettre la visite guidée par Charlotte Riou, commissaire de l’exposition, Une histoire toulousaine vers 1500. Les sculptures de l’église des Récollets, au Musée des Augustins de Toulouse.

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Le recueil au Moyen Âge. Le Moyen Âge central

Le recueil au Moyen Âge. Le Moyen Âge central, sous la direction de Yasmina Foehr-Janssens et Olivier Collet, Turnhout 2010 (Brepols), 304 pages, € 59,00.

De la redécouverte de notre ancienne littérature aux années 1990, peu de travaux systématiques ont été consacrés au phénomène de la mise en recueil durant le moyen âge central. Époque des premières collections livresques et surtout de la somme, le XIIIe siècle se caractérise toutefois par l’emprise d’un geste unificateur sur la production manuscrite. Une large part de la transmission écrite, littéraire et savante, est marquée par l’apparition de vastes corpus textuels répondant à un projet de regroupement ou de rassemblement plus ou moins raisonné.

La précédente décennie à toutefois marqué un net regain d’intérêt pour ces questions dont on peut même considérer qu’elles figurent aujourd’hui au cœur des préoccupations de la ” nouvelle philologie “. Axée sur une meilleure prise de conscience de la dimension matérielle des œuvres et des résonances directes de leur transcription, l’étude actuelle du fait littéraire ne manque pas en effet de s’interroger sur les implications et les conséquences de cette pratique, intimement liée aux traditions vernaculaires.

Table des matières

Jacqueline Cerquiglini-Toulet, Jeux du hasard et de l’intention : le recueil au Moyen Âge (pp. 7-9).

1. Littérature, recueils narratifs et didactiques: Wagih Azzam, Olivier Collet et Yasmina Foehr-Janssens, Mise en recueil et fonctionnalités de l’écrit (pp. 11-34); Richard Trachsler, Observations sur les « recueils de fabliaux » (pp. 35-46); Keith Bubsy, Le contexte manuscrit du Songe d’Enfer de Raoul de Houdenc (pp. 47-61); Milena Mikhaïlova, Le bien dire du manuscrit BnF fr. 24301. Recueils et fleurs de rhétorique (pp. 63-90); Francis Gingras, Mise en recueil et typologie des genres aux XIIIe et XIVe siècles : romans atypiques et recueils polygénériques (Biausdous, Cristal et Clarie, Durmart le Gallois et Mériadeuc) (pp. 91-111); Christopher Lucken, Les manuscrits du Bestiaire d’Amours de Richard de Fournival (pp. 113-138); Amy Suzanne Heneveld, « Chi commence d’amours », ou commencer pour finir : la place des arts d’aimer dans les manuscrits-recueils du XIIIe siècle (pp. 139-156).

2. Sommes et manuscrits religieux: Brigitte Roux, L’encyclopédiste à l’oeuvre : images de la compilation (pp. 157-181); Chantal Connochie-Bourgne, Au temps des sommes, quelques recueils de textes didactiques (pp. 183-197); Marie-Laure Savoye, Semis, transplantation et greffe: les techniques de la compilation dans le Rosarius (pp. 199-221); Anne-Françoise Labie-Leurquin, Les hésitations du cycle christique du légendier G de Paul Meyer (pp. 223-235); Alison Stones, Les prières de Gautier de Coinci, leur distribution et leur réception d’après la tradition manuscrite (pp. 237-268); Ardis Butterfield, Epilogue (pp. 269-277).

Index des manuscrits (pp. 279-286); et Index nominum et des oeuvres médiévales (pp. 287-304).

L’autorité de l’écrit au Moyen Âge

L’autorité de l’écrit au Moyen Âge (Orient-Occident), “XXXIXe Congrès de la SHMESP (Société des Historiens Médiévistes de l’Enseignement Supérieur Public), Le Caire, 30 avril – 5 mai 2008″, Paris 2009 (Publications de la Sorbonne, Collection Histoire ancienne et médiévale, 102), 408 pages, € 30,00.

Sommaire

Régine LE JAN, Avant-propos (pp. 7-9).

Mise en écriture et production du document
François BOUGARD, Mise en écriture et production documentaire en Occident (pp. 13-20); Gabriel MARTINEZ-GROS, Mise en écriture et production documentaire en Orient (pp. 21-24); Nicolas DROCOURT, La place de l’écrit dans les contacts diplomatiques du haut Moyen Âge. Le cas des relations entre Byzance et ses voisins (de la fin du VIIe siècle à 1204) (pp. 25-43); Mohamed OUERFELLI, Les traités de paix et de commerce entre Pise et l’Égypte au Moyen Âge (pp. 45-57); Dominique VALÉRIAN, Le recours à l’écrit dans les pratiques marchandes en contexte interculturel : les contrats de commerce entre chrétiens et musulmans en Méditerranée (pp. 59-72); Henri BRESC et Annliese NEF, Les actes en arabe dans la Sicile d’époque normande (pp. 73-87); Didier LETT, La langue du témoin sous la plume du notaire : témoignages oraux et rédaction de procès de canonisation au début du XIVe siècle (pp. 79-105); Mohammed Mahmoud AHMAD EL-NASHAR, La lettre du sultan Jakmak à la municipalité de Barcelone (Shawwāl 842/mars 1439) (pp. 107-114).

Usages et gestion de l’écrit
Laurent MORELLE, Usages et gestion de l’écrit en Occident (pp. 117-126); Christophe PICARD, De l’usage de l’écrit documentaire en Islam (pp. 127-141); Josiane BARBIER, Gaëlle CALVET, Claire GARAULT et Caroline CHEVALIER-ROYET, Construction et autorité du passé à l’époque carolingienne (pp. 143-157); Béatrice CASEAU, Un aspect de la diplomatique byzantine : les copies de documents (pp. 159-173); Chantal SENSÉBY, Des hommes, des écrits et des conflits aux XIe et XIIe siècles dans l’espace ligérien (pp. 175-187); Christophe PICARD, Emmanuel HUERTAS, Isabelle ORTEGA, Hicham EL AALLAOUI et Thomas TANASE, Recours à l’écrit et validation du document entre Orient et Occident (pp. 189-210); Stéphane PÉQUIGNOT, Les écrits du « temps de la désobéissance » (Roussillon, 1324-1326) (pp. 211-224); Federica MASÈ, Recours à l’écrit et exploitation de la propriété urbaine : le cas des Vénitiens entre métropole et Méditerranée orientale (XIe-xve siècle) (pp. 225-236).

Constitution des corpus
Sylvie DENOIX et Bruno GALLAND, La constitution des « corpus » : rapport introductif (pp. 239-261); Mathieu TILLIER, Le statut et la conservation des archives judiciaires dans l’Orient abbasside (IIe/VIIIe-IVe/Xe siècle) : un réexamen (pp. 263-276); Zobida ATTA, Les documents de la famille Ben Okal, conservés à la Geniza : des archives commerciales ? (pp. 277-284); Julien LOISEAU, Le silence des archives. Conservation documentaire et historiographie de l’État dans le sultanat mamelouk (XIIIe-XVIe siècle) (pp. 285-298); Olivier CANTEAUT, Enregistrer, pour quoi faire ? Éclairages croisés sur les pratiques d’enregistrement de la monarchie française et de la papauté d’Avignon (1316-1334) (pp. 299-316); Bruno GALLAND, Delphine LANNAUD, Alexandra GALLO, Julien BRIAND et Léonard DAUPHANT, Constitutions d’archives (pp. 317-340); Armand JAMME, Formes et enjeux d’une mémoire de l’autorité : l’État pontifical et sa construction scripturaire aux XIIIe et XIVe siècles (pp. 341-360); Christiane KLAPISCH-ZUBER, Les archives de famille italiennes : le cas florentin, XIVe-XVe siècles (pp. 361-376).

Conclusions
Benoît-Michel TOCK, Recours à l’écrit, autorité du document, constitution d’archives en Occident (pp. 379-384); Anne-Marie EDDÉ , Documents et archives d’Orient : conclusions provisoires et tendances de la recherche actuelle (pp. 385-400).

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La fin du Moyen Âge et l’Italie du Nord

CONFERENCE: L’Antique, les arts, la littérature à la fin du Moyen Âge. Le cas de l’Italie du Nord, Journée d’études organisée par le SNF Sinergia Project Constructing Lombard Identity et le CEMEP (Centre d’Etudes médiévales et post-médiévales de l’Université de Lausanne), Université de Lausanne (Château de Dorigny, salle n° 106), Vendredi 25 mars 2011.

Au cours du XIVème siècle, l’ascension des grandes seigneuries à Milan et dans la Vénétie s’accompagne d’un nouvel intérêt pour les textes, les images et les thèmes antiques. Ce nouveau regard sur l’Antiquité façonne des formes de culture et de célébration politique inédites dont les caractéristiques annoncent celles de l’Humanisme. Il s’agit toutefois de phénomènes qui nécessitent encore des recherches et des études plus étroitement liées aux multiples aspects du contexte d’origine. L’atelier prévoit des interventions d’enseignants et de chercheurs qui présenteront des monuments, des œuvres peintes et sculptées ainsi que des textes, avec une attention particulière aux initiatives des Visconti – avant et après la présence de Pétrarque à Milan – et à leurs relations avec les seigneuries de la Vénétie.

PROGRAMME DE LA JOURNEE:

Simone Albonico et Serena Romano, Accueil et Introduction
Marco Petoletti (Università Cattolica di Milano), Memorie dell’antico nella Milano viscontea; Peter Scholz (Université de Zurich, SNF-Sinergia Project), Trecento Painting in Northern Italy and the Reception of Antique Knowledge; Alessandra Malanca (Università di Firenze), I testi ufficiali per i funerali di Gian Galeazzo Visconti: il sermone di Pietro da Castelletto e l’Ordo funeris; Barbara Pagliari (Universitè de Lausanne, Ministero dell’Istruzione), I Funerali di Gian Galeazzo di Pietro Canterino da Siena; Santina Novelli (Université de Lausanne, SNF-Sinergia Project), Fisiologia antica nel primo Trecento lombardo. Il Maestro dei Quattro Elementi in San Francesco a Lodi; e Pier Nicola Pagliara (Università di Roma 3, EPFL Lausanne), Vitruvio e l’antico contribuiscono alla formazione di un’identità culturale viscontea? Discussion.

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France 1500: Catalogue

CATALOGUE: France 1500, entre Moyen Âge et Renaissance, Paris, Galeries nationales, Grand Palais, Paris, 6 octobre 2010 – 10 janvier 2011, Paris 2010 (Éditions de la Réunion des musées nationaux), 400 pages, € 49,00.

La période charnière, entre 1480 et 1515, vit se développer en France une véritable effervescence créatrice, stimulée par les contacts extérieurs, notamment nordiques et italiens. La France est alors une terre attractive où les artistes venus de tous pays, mais aussi les souverains éclairés qui les protègent, telle Anne de Bretagne, renouvellent aussi bien leur style que leurs modes d’expression.

La circulation des thèmes, des formes et des motifs ornementaux contribue à forger un art profondément original et novateur. Redécouverte pour les uns, révélation pour les autres, les noms de Jean Hey, du Maître de Moulins, de Jean Bourdichon, Jean Poyer, Della Robbia, Ghirlandaio, illustrent cette période, jusqu’à Léonard de Vinci.

Première manifestation d’envergure consacrée à cette floraison artistique, l’exposition permet d’étudier la transition du Moyen Age vers la Renaissance, à la lumière des recherches de ces dernières décennies. Réunissant près de 200 œuvres, elle rassemble des prêts exceptionnels des musées et collections publiques françaises et de nombreux établissements étrangers, notamment de l’Art Institute of Chicago.

Sommaire

Geneviève Bresc-Bautier, Thierry Crépin-Leblond, Elisabeth Taburet-Delahaye, France 1500 : entre Moyen Age et Renaissance (pp. 18-19); Philippe Contamine, La France de Charles VIII et de Louis XII : un tournant ou un Moyen Age qui n’en finit pas? (pp. 20-25); Henry Zerner, La France des arts (pp. 26-30); Pierre-Yves Le Pogam, Le paysage artistique vers 1500 : les mots et les choses (pp. 31-37); Fabienne Joubert, Les acteurs de la scène artistique (pp. 38-44); Philippe Lorentz, La genèse de l’oeuvre d’art : le commanditaire et l’artiste en France vers 1500 (pp. 45-51).

L’architecture (pp. 54-71) : Les architectes et les édifices religieux; Le décor mural; L’architecture civile et militaire; Le château et ses jardins.
La mutation des années 1460-1480 (pp. 74-95): Jean Fouquet et son rôle; Les artistes venus du Nord; Les Italiens en France.
Aux sources de la création : des foyers et des artistes (pp. 98-217): Les souverains et leurs artistes; Jean Perréal; Lyon; Paris, capitale des arts; Bourges et le Val de Loire; Les Bourbons et leur duché; L’Auvergne; La Normandie; La Champagne; Les Angoulême et leurs artistes; Le Languedoc.
Thèmes et variations (pp. 220-323) : Supports anciens et nouveaux; L’art nouveau du portrait en médaille; La gravure en France au début du XVIe siècle : un champ à explorer; Les émaux peints; Permanence et renouvellement de l’iconographie ; L’iconographie religieuse; Gloire et folie. Des dieux, des jeux et des hommes; L’ornement en France autour de 1500; Le décor architectural; Le mobilier; Armoiries et devises en France autour de 1500; Le livre.
Deux modernités dans le royaume de France (pp. 326-381) : Itinérances; Le dynamisme du courant nordique; Les artistes picards en Picardie; Les importations; Les artistes du Nord actifs dans le royaume; La fascination italienne, mythe et réalité; Les importations; Les artistes italiens au service des princes.

Glossaire (pp. 382-383); Bibliographie (pp. 384-395); Index (pp. 396-399).

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