Le recueil au Moyen Âge

Le recueil au Moyen Âge. La fin du Moyen Âge, sous la direction de Tania Van Hemelryck et de Stefania Marzano, avec la collaboration d’Alexandra Dignef et de Marie-Madeleine Deproost, Turnhout 2010 (Brepols), 304 pages, € 59,00.

De la redécouverte de notre ancienne littérature aux années 1990, peu de travaux systématiques ont été consacrés au phénomène de la mise en recueil durant le moyen âge central. Époque des premières collections livresques et surtout de la somme, le XIIIe siècle se caractérise toutefois par l’emprise d’un geste unificateur sur la production manuscrite. Une large part de la transmission écrite, littéraire et savante, est marquée par l’apparition de vastes corpus textuels répondant à un projet de regroupement ou de rassemblement plus ou moins raisonné.

La précédente décennie à toutefois marqué un net regain d’intérêt pour ces questions dont on peut même considérer qu’elles figurent aujourd’hui au cœur des préoccupations de la ” nouvelle philologie “. Axée sur une meilleure prise de conscience de la dimension matérielle des œuvres et des résonances directes de leur transcription, l’étude actuelle du fait littéraire ne manque pas en effet de s’interroger sur les implications et les conséquences de cette pratique, intimement liée aux traditions vernaculaires.

Table des matières

Tania Van Hemelryck et Stefania Marzano, Introduction (pp. 9-15); Hélène Basso, Le poète à l’avenir effacé : Jean de Garencières (pp. 17-31); Cynthia J. Brown, La mise en oeuvre et la mise en page des recueils traitant des femmes célèbres à la fin du Moyen Âge (pp. 33-46); Emma Cayley, Polyphonie et dialogisme : espaces ludiques dans le recueil manuscrit à la fin du Moyen Âge. Le cas de trois recueils poétiques du XVe siècle (pp. 47-60); Paola Cifarelli, Pierre Sala et le Petit Livre d’Amour (manuscrit Londres, BL, Stowe MS 955) (pp. 61-77); Maria Colombo Timelli, Le ms. BAV Reg. Lat. 1716 : un racueil de nouvelles? Quelques remarques sur le manuscrit des Nouvelles dites de Sens (pp. 79-100); Olivier Delsaux, (D)ebat pour recueil en noir majeur. La supériorité du ms.-recueil sur le ms. d’auteur pour l’approche d’un texte poétique en moyen français (pp. 101-111); Estelle Doudet, L’identité bourguignonne au temps des Habsbourg. Mise en recueil et littérature de circonstance dans le manuscrit de Manchester, J. Rylands University Library, French 144 (pp. 113-123); Barbara Ferrari, La Légende dorée du ms. Paris, BnF, fr. 23114, traduction anonyme pour Béatrice de Bourgogne (pp. 125-135); Marie Jennequin, Une filiation littéraire inscrite dans le manuscrit? Le Livret sommaire de Jean Lemaire de Belges (pp. 137-153); Nelly Labère, « En la fourme et la maniere » des Cent nouvelles nouvelles de Philippe de Vigneulles (pp. 155-177); Sylvie Lefèvre, Un recueil du XVe siècle : le Mignon (pp. 179-198); Margarida Madureira, Le Recueil d’auteur au XIVe siècle : Guillaume de Machaut et la compilation de ses oeuvres (pp. 199-211); Virginie Minet-Mahy, Polyphonie et problèmes de langage dans l’album poétique de Charles d’Orléans (Paris, BnF, fr. 25458) (pp. 213-232); Gilbert Ouy, Deux frères à l’oeuvre : Charles d’Orléans et Jean d’Angoulême compositeurs de recueils (pp. 233-250); Tiziano Pacchiarotti, Les manuscrits du Matheolus et leur réception (pp. 253-261); Christine Reno et Inès Villela-Petit, Du Jeu des échecs moralisés à Christine de Pizan : un recueil bien mystérieux (Bnf, fr. 580) (pp. 263-276); Anne Schoysman, Recueil d’auteur, racueil thématique? Le cas de la diffusion manuscrite de textes sur le théme de la « vraie noblesse » traduits par Jean Miélot (pp. 277-287); René Stuip, Unité de l’enluminure, unité de manuscrit ? À propos d’un manuscrit contenant une copie des Heures de Contemplacion de Christine de Pizan (Le Haye, KB, 73 J 55) (pp. 289-301); Martine Thiry-Stassin, Un légendier propre pour les Blanches Dames de Namur (XVe siècle) (pp. 303-313); Lori J. Walters, Le thème du livre comme don de sagesse dans le ms. Paris BnF, fr. 926 (pp. 315-331); Frank Willaert, Les Opera Omnia d’une mystique brabançonne. Réflexions sur la mise en recueil et la tradition manuscrite des oeuvres de Hadewijck (d’Anvers ?) (pp. 333-345); Olivier Collet et Yasmina Foehr-Janssens, Conclusions (pp. 347-354); Index des manuscrits (pp. 355-362); Index nominum et des oeuvres médiévales (pp. 363-384).

Discussion Area - Leave a Comment